CPLP
POUR UN DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS
CPLP apporte son soutien aux "enfants de Don Quichotte", sans abris et mal logés qui campent quai de Jemmapes à Paris. CPLP dénonce l’insuffisante criante de la politique du logement social et demande que cessent les mesures répressives dont sont victimes les sans logis et les associations qui les soutiennent.
CPLP demande que le droit au logement soit un droit pour tous et opposable devant la justice, que les moyens adéquats soient consacrés à un service public du logement et que soit prises les mesures nécessaires contre la spéculation foncière et immobilière.
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Le retour d'Armande Pouillon

C'est ici pour découvrir le nouveau numéro!
Sinon, c'est sur les marchés et dans Meudon ce week-end.
Du bon usage de la gouvernance
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Du bon usage de la gouvernance
Le maire de Meudon se cache souvent derrière les intérêts du plus fort et oublie ainsi de prendre soin de l'intérêt collectif. En politique, il n'hésite pas à trahir sa famille politique, à laquelle il doit beaucoup. En gestion urbaine, il laisse largement au secteur privé la réalisation des grands projets immobiliers. L'urbanisation de Meudon se fait sans programme d'ensemble, à tel point que
l'adoption du Plan Local d'Urbanisme est sans cesse repoussée jusqu'à ce qu'il soit parfaitement conforme au projet des sociétés immobilières, dont l'objectif unique reste la rentabilité financière, la leur évidement.
Cette façon de passer en force date d¹un autre temps et rencontre toujours des résistances de ceux qui se préoccupent des vrais besoins des meudonnais. C'est donc par la justice qu¹ils se font entendre.
Comme vous, nous pensons que les projets de rénovation urbaine nécessitent concertation, référendums locaux, participation des habitants et que cette façon de faire empêcherait les recours en justice. Alors pourquoi celui qui est chargé de l'intérêt général de notre ville continue-t-il de défendre les intérêts des plus forts ? Il fait appel des décisions de justice qui lui sont défavorables. Certaines histoires durent depuis 20 ans, le quartier de la colline Rodin en est le témoin et la Cour administrative d'appel vient une fois de plus de condamner la commune de Meudon par jugement du 8 mars 2007.
Comme ne cessent de l'affirmer des associations stigmatisées par le Maire, le point de vue de la « terrasse remarquable du musée Rodin constitue « un point de vue panoramique à conserver » comme le précise le schéma directeur du Val de Seine. Le Plan d'Occupation des Sols (POS) de la ville est incompatible avec celui-ci sur ce plan. Le permis de construire attaqué (accordé à la SCI Les allées Rodin au 7 ter rue Arnaudet en 2001) a été délivré « à la faveur d'un classement illégal ».
Pourquoi cet acharnement depuis vingt ans à nos frais ? Certains vont jusqu'à dire que c'est pour ouvrir ce quartier au projet immobilier de M. Martin Bouygues, parrain du fils du candidat préféré à la présidentielle de notre Maire. C'est vrai que les permis de construire accordés confirment cette rumeur mais l'intention est plus difficile à démontrer. Nous vous en laissons seuls juges.
La question de la démocratie, lorsqu'elle n'est pas évacuée ou réduite à la portion congrue, peut encore apparaître, au détour d¹un paragraphe ou en conclusion d'une tribune, comme un problème à traiter et un horizon à atteindre.
Il est important que les formes d'intervention citoyennes ou associatives et les aspirations démocratiques conduisent ensemble la politique de notre ville. Le bon usage de la gouvernance doit construire ce mécanisme de dialogue et de participation.
Marie-Pierre ZUBER et Jean-Yves BARRERE Conseillers municipaux Les Citoyens Prennent Leur Place |
Un logement pour tous à Meudon
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Un logement pour tous à Meudon
Comme nous l’a rappelé l’abbé Pierre, on ne peut se contenter de mots pour répondre au problème du logement. Les grands mots masquent les vrais maux. On a l’impression que le mal logement a toujours existé et – c’est bien malheureux- on ne pourrait pas y faire grand-chose.
Pour certains, il est plus important de laisser faire la loi de l’offre et de la demande. Et puis d’ailleurs, quand on a fait notre quota de logements sociaux, le sujet est clos.
Alors, au lieu de travailler utilement avec les associations, de tenir compte (et l’encourager) du travail de concertation mené sur le Plan Local d’Urbanisme depuis 4 ans, la municipalité préfère dénigrer certaines associations les accusant de tous les maux. Ceci est commode mais ne trompe pas grand monde. Ainsi, dans le PLU en préparation, il apparaît que la ville de Meudon serait « obligée » de relancer la construction et qu'il faudrait construire, construire, construire. On tente de nous faire croire que la relance de la construction de logements nous est imposée par « l'équilibre emploi-habitat » auquel veille la préfecture. En fait, ce n'est que si nous construisions de nouveaux m2 de bureau que nous rencontrerions une opposition préfectorale. Commençons par louer les m2 de bureaux vides depuis 3 ans… avant de vouloir en construire d'autres.
OUI, nous manquons encore de logements sociaux à Meudon. Pas des logements du type du 5 rue Arnaudet : des PLS (Prêt locatif social) pour lesquels le plafond de ressources se situe à 3 800 € par mois !
Le préfet des Hauts de Seine rappelle dans son avis du 24/06/06 sur le projet de PLU que nous manquons de logements plus sociaux et de logements d’insertion pour les personnes défavorisées, en résidences sociales, maisons relais ou logements diffus utilisant les PLAI (Prêt locatif aidé d’insertion avec 1620 € de plafond). Il ajoute que « le bilan de la mise en œuvre de l’accord collectif départemental sur la période 2001-2003 montre que seulement 5 relogements par an en moyenne ont été effectués soit 13% de l’objectif fixé sur Meudon ».
Les logements dont on a le plus besoin aujourd'hui, ne sont pas ceux que la municipalité veut construire.
NON, vous n'obtiendrez pas de nous que l'on cautionne et que l'on contribue à la spéculation immobilière en l’encourageant comme sur la Colline Rodin. Un Programme d’Aménagement d’Ensemble faisant payer aux nouveaux entrants le coût des infrastructures et des travaux de fondation et terrassement (6 millions d'€) représentent un surcoût à la vente de l’ordre de 500€ par m2 et participeront à amener le prix du m2 à Meudon à 5400€.
Marie-Pierre ZUBER et Jean-Yves BARRERE
conseillers municipaux Les Citoyens Prennent Leur Place
Retrouvez-nous sur www.meudon-citoyens.org et dans le journal Armande Pouillon |
Aux adeptes de la politique de l'autruche qui, à la moindre contrariété, s'enfoncent leur tête vide dans leur caviar.
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Aux adeptes de la politique de l'autruche qui, à la moindre contrariété, s'enfoncent leur tête vide dans leur caviar.
Actuellement notre société n'arrive pas à changer car elle rencontre la résistance que d'une seule catégorie d'opposants, mais elle est énorme : celle des jouisseurs égoïstes, celle des hédonistes (philosophie centrée sur la finalité de sa propre existence) irresponsables, celle des obsédés de la consommation, du "confort" ou du "niveau de vie", celle du "après nous, les mouches", celle de tous ceux qui n'ont pas envie de "sacrifier" quoique ce soit à l'avenir de l'humanité si cela les prive de quelques menus plaisirs, de la satisfaction de leurs petits caprices ou de leur paraître. Ils comprennent parfaitement que l'humanité court à sa perte en s'enfermant comme elle le fait sans changer. Mais ils s'en foutent. Moi d'abord, l'humanité après s'il en reste.
Mais que ceux-là viennent à être victime (d'un attentat, d'une pollution, d'une épidémie nouvelle, d'une canicule perdurante, d'une pénurie de n'importe quoi, de la hausse des prix, de la spéculation boursière ou immobilière, etc …), et c'est le drame : que font les politiques ? Où est le bouc émissaire ? Qui est responsable ? Que les têtes tombent !
Ils deviennent subitement aveugles puisqu'ils ne voient pas que ce n'est pas aux politiques à prendre leur vie en charge, mais eux-mêmes, puisqu'ils ne voient pas qu'il n'y a d'autre bouc émissaire ou responsable qu'eux-mêmes, puisqu'ils ne voient pas qu'une seule tête tombera : la leur.
Cette catégorie si nombreuse est celle de tous ces coconisés du corps et du cœur, de l'intellect et de l'âme, qui croient que le bonheur est dans l'insouciance repue et douillette, celle de tous ces adeptes de la politique de l'autruche qui, à la moindre contrariété, s'enfoncent leur tête vide dans leur caviar.
C'est cet infantilisme endémique qui est, plus que toutes les autres, la grande source de résistance.
Il est l'ennemi numéro un.
Il faut le combattre et la seule arme possible est le Verbe : des livres, des conférences, des émissions de radio et de télévision, des stages et séminaires, des rédactionnels, des publications … c'est le combat qui est le notre. |

Le plaisir du politique
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Meuuuh !!!!don

Le plaisir du politique
Jamais les citoyens n'ont été aussi bien formés et informés. Jamais ils n'ont pu communiquer entre eux aussi facilement. Jamais ils n'ont été aussi déçus par le manque d'imagination et d'audace de ceux qui détiennent le pouvoir.
Tout est fait aujourd'hui pour éloigner le citoyen de l'action politique. Tout est fait pour le priver du plaisir d'être acteur dans ce domaine. Car il y a bien un plaisir à faire de la politique. Tous ceux qui ont déjà participé à un débat politique connaissent ce plaisir de réfléchir ensemble, de construire ensemble, de sentir que l'on est pas condamné à vivre « petit » et toujours pareil, que l'on peut imaginer un avenir plus humain.
Oui, il y a du plaisir à se tenir debout, à reprendre le flambeau de ceux qui, avant nous, se sont battus pour des idées, plaisir à dialoguer, à sentir que ce qui sort de notre tête, mis bout à bout avec ce qui sort de la tête des autres, construit quelques chose qui fait sens.
Si nos élus ont si peu envie de partager le pouvoir, c'est qu'ils en tirent une certaine jouissance, un certain plaisir. Pourquoi ne pas le dire ? Et pourquoi ce plaisir serait-il réservé à un tout petit nombre ?
Un peuple n'est libre que dans la mesure où il n'abdique pas l'exercice de sa souveraineté entre les mains d'une seule assemblée, d'un seul parti, d'un seul homme »...La démocratie n'est pas localisé au sommet, le bulletin de vote demeure symbolique, il n'est pas possible de se satisfaire de cette forme de souveraineté... Pour bâtir une démocratie réelle, le concours de tous est indispensable. |
Qui doit maîtriser la croissance à Meudon ? Les Meudonnais ou les promoteurs ?
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Qui doit maîtriser la croissance à Meuuuh!!!don ?
Les Meudonnais ou les promoteurs ?
Si le droit au logement pour chacun est un préalable, bien répartir dans notre ville les lieux de l’habitat et de l’emploi, ainsi que l’accès aux transports, reste le projet à imaginer et à bâtir par tous et pour tous.
Le projet de développement actuel de Meudon est déraisonnable. Il est déconnecté de la réalité quotidienne des Meudonnais: Montalets 670 logements, anciens terrains Renault 160 logements et 45000m2 de bureaux, rue de Paris 250 logements, Colline Rodin environ 350 logements, Val-Fleury et ONERA en projet. Comment imaginer une telle croissance à un tel rythme sans créer des déséquilibres ? Pourquoi ne pas trouver une solution au problème des logements vides (il y en a même dans les HLM). A qui et à quoi servira ensuite le Plan Local d’Urbanisme ?
L’immobilier ne doit pas être une fin en soi. Mieux vaudrait maîtriser la croissance de la Ville dans quelques domaines clés. Par exemple:
• Prévoir les équipements scolaires, périscolaires et sociaux en nombre et en qualité suffisants pour accueillir les nouveaux arrivants (pas comme Meudon sur Seine qui n’a pas d’école).
• Créer les infrastructures nécessaires avant de construire les logements afin d’éviter par exemple embouteillages, difficultés pour le stationnement et/ou les piétons (le quartier des Montalets et la rue de Paris sont le témoignage de ce qu’il ne faut pas faire),
• Ne pas encourager la circulation automobile (ne pas doubler le trafic de la RD7) mais créer une véritable desserte locale par les transports en commun et élaborer un plan communal de déplacements piétons.
• Maintenir le projet de tram pour Meudon la Forêt, actuellement remis en cause pour des raisons financières.
• Concevoir et mettre en œuvre une réelle politique de développement économique afin que chaque logement nouveau s’accompagne d’un emploi nouveau. Préserver les petits commerces qui ferment les uns après les autres.
• Montrer l’exemple d’une mairie innovante en matière d’efficacité et de maîtrise de l’énergie, dans les bâtiments publics, les écoles… Aider les Meudonnais qui le souhaitent à réduire leurs budgets énergétiques dans leurs logements. Soutenir les artisans compétents dans ces domaines à s’installer dans la ville ou dans la Communauté d’agglomération.
• Favoriser le développement d'une économie sociale et solidaire (régies de quartier, entreprises d'insertion ex : Espace)
• Valoriser les patrimoines classés comme le site des anciennes carrières de la colline Rodin qui pourrait devenir un complexe scientifique et artistique et créer de nombreux emplois.
Pour être un succès, le développement d’une ville doit être conduit en donnant à chacun de ses habitants le sentiment qu’il est écouté et qu’il a une prise sur les évènements.
Marie-Pierre ZUBER et Jean-Yves BARRERE conseillers municipaux
Les Citoyens Prennent Leur Place
Retrouvez-nous sur www.meudon-citoyens.org et dans le journal Armande Pouillon |
A MEUDON La Foulée bleue
la foulée bleue du 14 octobre 2006

La nouvelle édition de l'action du collectif a eu lieu ce samedi avec un temps clément qui a sans doute conduit les riverains du Val de Seine a aller se balader...Peu de monde en effet à part les militants associatifs. Il est vrai que le collectif s'est élargit et la participation de Mieux se déplacer à Bicyclette était fort sympathique
(voir les photos de Luc Blanchard).
L'exposé de Collin, fort long, axé sur Issy les Moulineaux, nous a montré qu'on allait pouvoir mettre encore plus de voitures qu'avant sur la RD7 mais avec 2 fois 1,5 voie au lieu de 2X2! Le boulevard urbain fait la part belle aux automobiles... rien sur les transports en commun ou si peu (il a découvert qu'il y en avait un sur la partie de Meudon).
L'étude sur les berges ne se fait pas en liaison avec l'étude de la voirie, il n'est donc pas possible d'avoir une vision globale.
En tout cas, sur Meudon, nous avons bien compris le message: la route de Vaugirard doit être en zone 30 afin de permettre la mise en place d'accès faciles aux berges et de respecter les lieux de vie (terrasse au dessus du gymnase en face de la place Bergeyre, place des commerces au niveau de l'Historic).
Et évidemment, pas de parkings sur les berges mais en sous-sol des bâtiments!
Il est important de poursuivre et d'amplifier la mobilisation même si le projet de RD7 est retardé pour des raisons électorales.

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Les Citoyens apprtent la preuve de ce qu'il avancent
Parkings Axalto : Le Maire persiste et signe
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Le Parisien du 25 avril 2006 |
Meudon
Parkings Axalto : le maire persiste et signe
Le maire UDF de Meudon, Hervé Marseille, maintient ses propos tenus dans un article paru le 19 avril et consacré aux parkings construits en bords de Seine pour la société Axalto contestés par certains habitants. Des paroles qualifiées dans notre édition du 21 avril de « non fondées » et de « diffamatoires » par Loïc Le Naour, président des Citoyens prennent leur place à Meudon (CPLP). Dans cet article, le maire tenait pour responsables les CPLP du désistement de la société Cisco qui davit s'installer en 2003 dans les immeubles de bureaux de Meudon Campus à construire. Ce que réfutent totalement les CPLP. Mais le maire persiste et signe néanmoins : « L'association, aujourd'hui présidée par Monsieur Le Naour, a contrarié par des actions juridiques l'arrivée de Cisco (près de 3 000 emplois), comme elle accueille actuellement, par d'autres actions du même type, l'arrivée de d'une grande entreprise de 1 000 emplois. Loin d'applaudir et de favoriser la création d'emplois à Meudon, Les Citoyens prennent leur place jouent contre les intérêts de la ville et de ses habitants », écrit-il dans un communiqué. |
Les Citoyens réagissent aux propos du maire
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| Le Parisien le 21 avril 2006 |
Meudon
Les Citoyens réagissent aux propos du maire
Suite à l'article paru dans notre édition du mercredi 19 avril intitulé « Les parkings en bord de Seine contestés par les riverains », à Meudon, le groupe les Citoyens prennent leur place à Meudon (CPLP) tient à réagir aux propos d'Hervé Marseille, le maire UDF de la ville. Dans l'article, ce dernier les tient pour responsables du désistement de la société Cisco qui devait un temps s'installer dans les nouveaux immeubles de bureaux de Meudon Campus, mais avait finalement renoncé. « Ce sont des propos que nous condamnons, car ils sont non fondés, sans preuves et donc diffamatoires », estime Loïc Le Naour, président des CPLP. « Et pour preuve, nous possédons une correspondance de mai 2002 signée de sa main et dans laquelle il nous remercie de notre attitude positive à l'égard de l'arrivée de Cisco », poursuit le président. Selon lui, « ce sont plutôt les déconvenues de Cisco en Bourse qui ont contrarié sa venue ».
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Les parkings en bord de Seine contestés par les riverains
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| Parisien du mercredi 19 avril 2006 |
Les parkings en bord de Seine contestés par les riverains
« On bousille la trame verte et on privatise les bords de Seine, s'insurge Loïc Le Naour, président des Citoyens prennent leur place à Meudon (CPLP). Cette décision est en contradiction avec les documents d'urbanisme, la volonté de reconquête des berges de la Seine du conseil général, c'est n'importe quoi ! »
Cause de cet émoi, le choix de la mairie de louer à la Sicofram, une entreprise satellite de Renault, trois parcelles situées en bord de Seine, d'une surface totale de 3 041 m², pour les sous-louer à Axalto afin d'en faire des parkings privés et gardés de 130 à 150 places.
Axalto, le leader mondial de la carte à puce, s'installe prochainement dans les nouveaux immeubles de Meudon Campus, en face de l'Ile Seguin, et y dispose déjà de 379 emplacements. Pour ces parcelles en bord de Seine, le bail a été signé le 24 août pour deux ans renouvelables une fois avec un loyer annuel de 36 370 euros, exactement la même somme que paiera la mairie à la Sicofram. « Le maire a opéré en catimini, reprend Loïc Le Naour, le conseil municipal n'a été informé que le 20 octobre, c'est un peu tard ! » Aussitôt, les CPLP demandent communication des baux… qu'ils n'obtiendront que fin décembre, « après intervention de la sous-préfecture », précise le président des CPLP. Depuis, la décision fait l'objet d'un recours contentieux devant le tribunal administratif de Versailles, déposé par Marie-Pierre Zuber, conseillère municipale des CPLP. Un référé en suspension avait également été déposé, qui a fait l'objet d'une ordonnance de rejet. Mais le recours, lui, suit toujours son cours. Depuis, les parkings ont été construits.
Pour le Maire UDF de Meudon, Hervé Marseille, « toute cette histoire est péniblement triste ». Selon lui, « l'opposition n'a pour vocation de s'en prendre aux intérêts de la ville », et de rappeler que « les mêmes avaient déjà contrarié la venue de Cisco ».
Recours devant le tribunal administratif
Pour le premier magistrat de Meudon, « tout a été négocié en même temps », et il s'agissait pour lui « de faciliter l'installation d'Axalto en améliorant temporairement les possibilités de stationnement. Il y a des mètres carrés de bureaux à louer partout, c'est une vraie compétition ».
Et d'insister sur le caractère « temporaire » des parkings : « Ce n'est que pour quelques mois, affirme t'il. Deux ans au maximum, mais dès que les circonstances le permettront, nous y mettrons fin puisque nous avons la maîtrise du contrat, c'est tout l'intérêt de sous-louer ». Et le maire de rappeler, enfin, que « l'aménagement des berges de la Seine se fera en même temps que celui de la RD 7 », c'est-à-dire pas avant quelques années.
Sylvain MERLE
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